Energie-Santé - Rencontre des thérapeutes du corps et de l'esprit

L’accompagnement à la parentalité, un chemin d’évolution

Parentalité : s’il y a des fonctions qui s’apprennent sur le tas, celle d’être parents en fait bien partie. Dès le démarrage de la grossesse, les questions arrivent. Parfois même elles arrivent avant la conception lorsqu’il y a des difficultés à avoir un bébé. Et des questions, il y en a tout au long de la croissance de l’enfant, de son évolution, de son développement…

Être parent ! Voilà une chose qui nous amène à faire pleins d’activités diverses et variées et cependant toujours une interrogation : est-ce que je suis un bon parent ? Est-ce que je fais bien ce qu’il y a à faire pour mon enfant ?

À chaque fois, deux verbes reviennent : Être et Faire

parentalitéPour le côté « faire », beaucoup, beaucoup d’informations, de livres, de forum, de conférences, de conseils en tous genres, de tout le monde parfois même de personnes qui ne sont pas parents.

Pour le côté « être », là c’est plus difficile, ça coince et oui, il faut s’écouter ! Exercice peut courant dans certaines familles. Être, c’est un état, une énergie qui nous anime, que l’on dégage, une sensibilité plus ou moins importante, une façon de vivre la vie, de l’appréhender.

Depuis 15 ans que je suis mère, que je lis beaucoup, discute souvent, partage énormément, apprend tout le temps sur la parentalité il y a une chose que je n’ai pas trouvée ailleurs que dans l’expérience de la vie c’est bien cette question d’énergie, d’état d’être particulier, d’amour, de bienveillance, d’écoute, d’humilité.

Depuis 8 ans que j’accompagne des femmes pour l’allaitement maternel et la petite enfance, j’ai toujours ce plaisir à amener la mère vers cet état de confiance en la vie, en sa capacité, en celle de son bébé à réussir.

Quel bonheur de voir un bébé s’endormir, le sourire aux lèvres et la goutte de lait au coin de la bouche après avoir réussi à téter correctement alors que sa maman est arrivée en pleurs avec lui dans les bras, désemparée de ne pas arriver à l’allaiter.

Quelle joie de voir une petite contente d’avoir réussi à se déplacer pour prendre un objet grâce aux encouragements et à la confiance que l’on a en elle sur ses capacités alors qu’elle grognait de frustration.

Que de plaisir d’entendre pour réponse d’un jeune enfant à ma question quand je pars « veux-tu me faire un bisou ? » « non, un câlin ! » quand j’avais eu en guise de « bonjour » une moue de mécontentement.

Alors, cette énergie, cet état comment y arriver ?

Savoir comment le corps fonctionne

La grossesse, l’accouchement, l’allaitement sont des processus physiologiques. Le corps est fait pour cela instinctivement. Cependant, dans notre société, les instincts se sont plutôt perdus laissant place au savoir technologique et médical.

parentalité

Lors de ces états que la femme traverse, elle ressent des émotions, des changements et régulièrement se sent en décalage avec ce qu’elle entend, lit sur le sujet. Elle va alors éventuellement chercher à discuter avec d’autres mères qui ont traversé cet état afin de connaître leurs expériences et s’en enrichir.

Les réunions, les forums d’informations sur la grossesse, l’allaitement permettent justement d’apprendre énormément sur le fonctionnement physiologique. Les apports de professionnels de santé ou de membres associations spécialisées ajoutent des connaissances sur la partie « technique » comme le fonctionnement des muscles du périnée, ou celui de la glande mammaire.

Ces échanges avec d’autres mères amèneront des informations jugées positives ou négatives laissant quelques fois perplexe devant la diversité des expériences et des émotions vécues par les unes et les autres.

Et c’est bien là qu’est la richesse ! Le corps fonctionne d’une manière similaire chez tous les êtres humains et cependant chaque être humain est différent d’un autre et l’expérience reste unique à chacun.

Toute cette connaissance de la « mécanique » du corps humain ne répond pas toujours à ce vide, ce manque, ce quelque chose qu’il est difficile de nommer, que l’on peut chercher désespérément parfois partout à l’extérieur et qui est tout bonnement à l’intérieur : l’Être.

Être femme, être mère… Être homme, être père

Une des variables que j’ai mise en évidence lors du cercle de femmes du mois d’octobre est justement cet état d’être, état d’être femme et d’être mère. Les hommes ayant la même problématique que nous : état d’être homme, et d’être père.

Oh là ! Quel questionnement ! Le corps ressent une vibration différente dans ces deux termes, le cerveau tout à coup peut se retrouver à faire des nœuds, de quoi parle-t-on ?
Ce cheminement, j’ai mis plusieurs années à le faire, n’étant pas mûre et puis un jour le déclic et l’évolution rapide qui s’en est suivie et avec le bonheur de ce ressenti !
Je suis une femme, j’ai été accompagné par des femmes, et des hommes, et à mon tour j’ai accompagné les femmes en premier lieu c’est donc d’elles dont je parle, les hommes ayant probablement un schéma similaire au nôtre à ce niveau.

Beaucoup de personnes ont entendu cette réflexion : « le premier enfant de la femme c’est son mari ». Et voilà que la femme devient la mère de son conjoint et parfois l’homme le père de sa compagne ! Pour certaines d’entre nous (je dis « nous » parce que j’ai vécu la même chose) nous grandissons fille et nous devenons mère physiologiquement en reproduisant les schémas de notre environnement. Dans quel état d’être sommes-nous lorsque nous sommes avec un bébé, un enfant, un adolescent ? Dans quel état d’être sommes-nous avec notre conjoint ? L’état de parent ? D’adulte ? D’enfant ?

parentalitéDes approches psychologiques parlent de trois états d’être dans la relation : enfant, parent, adulte. Nous pouvons à tour de rôle et très souvent inconsciemment prendre l’une ou l’autre des casquettes. Un couple peut fonctionner des années et très heureux avec un schéma « madame mère » et « monsieur enfant » alors qu’un autre arrivera à la séparation avec ce même schéma. Il est bien question d’état, donc d’être et pourtant cela est souvent traduit par des actes, du « faire ».

Comment « faire » un acte si « l’être » n’est pas en accord ? L’enfant est le premier à mettre le doigt dessus inconsciemment puisque lui ressent ce décalage dans l’énergie et il va le traduire par son comportement, comportement qui va interpeller l’adulte, le dysfonctionnement apparaît amenant à la consultation d’une tierce personne pour « réparer » la relation.
Mettre le doigt sur ces différents états psychologiques qui se traduisent au niveau vibratoire permet d’apporter un autre regard sur ce dysfonctionnement et donc d’amener les interlocuteurs à mettre en place un fonctionnement cohérent qui leur convienne

Être enfant

Autre décalage que le dysfonctionnement extérieur peut mettre à jour c’est l’état vibratoire intérieur.
Pour simplifier, le tout-petit quand il arrive est dans un état d’Amour, de confiance. Cet état, l’éducation, l’instruction va le faire perdre plus ou moins rapidement pour passer à un état de peur, de crainte.

Il est possible d’avoir un comportement qualifié de maternel (paternel) sans pour autant que l’état d’être le soit. La différence va se trouver dans cet état d’Amour, de confiance dans la vie, en soi, en l’autre plus ou moins présent. La prise de conscience de l’existence de ce décalage ouvre la possibilité au changement. Ce changement est véritablement intérieur, variation de l’état énergétique qu’il est difficile de mettre en mot tant qu’il n’est pas vécu personnellement. Cependant, cet état intérieur va rayonner à l’extérieur et c’est parfois ainsi que l’on peut être touché par une personne qui a cette vibration qui rayonne.

L’enfant aime découvrir, explorer, expérimenter, jouer, vivre pleinement parfois tellement pleinement que cela est quelques fois trop pour les parents, les éducateurs. Parfois aussi, l’enfant se recroqueville se coupant de la vie extérieure pour vivre à l’intérieur de lui.

Dans un cas, comme dans l’autre, c’est un signal s’il y a mal-être.
Ce qui du fond de l’être remonte, cherche à vivre, à être entendu, reconnu, écouté c’est la nature instinctive, cette vibration d’amour de confiance, cette nature qui n’est plus écoutée, que la société, l’entourage apprend à ne pas prendre en compte.

Mais voilà, l’enfant arrive, lui, avec sa nature instinctive alors que nous avons oublié la nôtre, nous obligeant à changer, à la retrouver pour vivre en harmonie ensemble. C’est ce que certains appellent en psychologie « l’accordage ». Accorder des instruments de musique c’est bien les mettre en état de vibrer ensemble et pour les êtres humains c’est, de mon point de vue, la même chose : mettre sur la même vibration.

Comment s’accorder avec nos enfants, notre conjoint ?

Avant de pouvoir retrouver une harmonie, un accordage convenable, il est nécessaire de mettre à jour le ou les désaccords, les points de disharmonie ; cela va correspondre un peu à un état des lieux de la relation, des sentiments, des ressentis.

parentalitéCe que l’on voit, constate, à l’extérieur est le reflet de notre intérieur. S’il y a problème relationnel à l’extérieur, il est fort probable que la relation de nous à nous-même soit dissonante. Le décalage vient de l’écart entre la réalité de ce qui est vécu et l’image que l’on s’en fait. Le corps a des ressentis que la tête ne veut pas accepter, le conflit naît. Grand Corps Malade, un slameur en parle dans son texte « mon cœur, ma tête, mes couilles », allez écouter ça vaut le détour, il joue avec les mots d’une façon que je trouve admirable !

Une fois le constat fait, de cette différence de « discours » entre la tête, le cœur et le corps, il est possible de travailler à la restauration de la relation, trouver ou retrouver une vibration qui sonne juste pour le cœur, le corps, l’esprit, un alignement, un centrage qui apparaît et avec lequel l’homme, la femme se sent bien. Une fois que la personne se sent bien avec elle-même, elle peut se sentir bien avec les autres et comme par magie, les conflits disparaissent, les tensions s’évanouissent, l’Amour prend la place de la peur.

Parfois mais pas toujours, pour trouver cette vibration juste, cette vibration d’Amour dont il n’a pas conscience, le parent souhaitera passer par quelques connaissances à acquérir dans le domaine de la communication, du langage, une aide par des élixirs de fleurs ou un soin Reiki, un rééquilibrage alimentaire ou une harmonisation du lieu de vie, ou d’autres alternatives propres à chaque personne.

La vibration d’amour de la parentalité

Je mets Amour avec un grand A car c’est l’Amour dans le sens très très large, celui de l’Amour de la vie. Cette vibration bien particulière, très puissante et douce à la fois pour laquelle il est difficile de mettre des mots puisqu’elle est dans la présence, dans l’Être au-delà du Faire.

Cette vibration est énergie qui rayonne, se diffuse de personne à personne dans la vie de tous les jours. Au-delà de toutes les activités du quotidien, être présent à nos gestes, à nos mots, nos attitudes c’est cela que nous demandent les enfants. Ils vont régulièrement pousser nos limites afin de voir si notre alignement intérieur, notre confiance, notre Amour est suffisamment solide pour qu’ils puissent s’y appuyer pour grandir.

Ce chemin d’évolution personnel, je l’ai fait avec l’aide de très nombreuses personnes, au cours des années passées, à mon tour, j’ai accompagné et je continue de le faire d’une manière différente, surtout avec un état d’être, de conscience autre que je transmets aux parents en fonction de leur besoin, de leur demande.

Marie-Christine Eustache
Accompagnatrice à la parentalité
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