Vers un étiquetage : « Nourri sans OGM »

La mention « Nourri sans OGM » garantit que les produits
d’origine animale proviennent d’élevages dont les animaux ont consommé
une alimentation contenant un seuil maximal de 0,9 % d’OGM

Vers un étiquetage « Nourri sans OGM »

Dossier plus que sensible créant des tensions au sein de l’Union Européenne, les OGM sont en passe d’avoir l’obligation d’être mentionné sur tous les produits issus de l’agroalimentaire. En effet, l’Organisme de concertation entre consommateurs, usagers et professionnels et de consultation pour les orientations des pouvoirs publics, le Conseil national de la consommation (CNC) se serait prononcé vendredi en faveur d’une nouvelle étiquette pour signaler la présence d’OGM.

Jusqu’à maintenant, rien ne permettait de savoir si les animaux avaient été nourris avec des produits transgéniques. L’indication « Nourri sans OGM » serait apposée aux viandes et produits laitiers provenant d’animaux qui n’ont pas été nourris à partir d’aliments contenant des OGM. Ce type de mention est déjà utilisé en Allemagne pour des produits issus d’animaux nourris avec une alimentation contenant moins de 0,9 % d’OGM.

Nul doute qu’avec un tel étiquetage, la plupart des consommateurs et des détaillants vont choisir des viandes et produits avec le label « Nourri sans OGM« .

L’Afssa n’est pas d’accord sur la dangerosité du maïs MON810...

À propos d’OGM, rappelons qu’il y a quelques jours à peine, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments a dénoncé les conclusions d’une étude Autrichienne qui visait à démontrer les effets nocifs du maïs génétiquemsent modifié MON810 sur la fonction de reproduction chez la souris. Le 2 avril dernier, l’Afssa Agence française de sécurité sanitaire des aliments certifiait sur la base d’une étude encore tenue secrète que la consommation de ce maïs OGM « ne présente pas de risques nutritionnels pour l’homme et pour l’animal » et que cette étude « présente d’importantes faiblesses, tant au niveau de la démarche expérimentale utilisée, qu’au niveau des interprétations des résultats, basés, pour certains, sur des calculs erronés ».

86 % des consommateurs favorables à la mention « Nourri sans OGM ».

Le projet d’étiquetage avec la mention « Nourri sans OGM minimum garanti 99.1 % » recueille 86 % d’avis favorables. 88 % des Français estiment que les productions label rouge biologique, sous indication géographique ou appellation d’origine contrôlée devraient obligatoirement faire figurer cette mention.

Pour exemple :
Les Fermiers de Loué ont mené l’enquête et le résultat est sans appel : les Français se disent très favorables à la communication sur le « sans OGM ». 93 % des personnes interrogées estiment en effet qu’il est anormal que les producteurs qui donnent de la nourriture contenant des OGM à leurs animaux n’aient aucune obligation de le mentionner sur les produits. Les sondés se disent, à 76 %, très favorables à une communication « Nourri sans OGM« . Le projet d’étiquetage avec la mention « Nourri sans OGM minimum garanti 99,1 % », projet que soutiennent les Fermiers de Loué, recueille ainsi 86 % d’avis favorables. Enfin, ils sont 88 % à estimer que les productions label rouge, biologique, sous IG ou sous AOC, devraient obligatoirement faire figurer cette mention.

Mention « Contient des OGM »

Lorsqu’un produit alimentaire contient des OGM (Organisme Génétiquement Modifié), cela doit être mentionné sur son emballage. Actuellement, il y a une exception à cette règle pour les productions d’origine animale. Lorsque la nourriture des vaches, bœufs, moutons, porcs ou volailles contient des OGM, leurs produits que sont la viande, les œufs, le lait ou les produits laitiers n’ont aucune obligation de mentionner la présence d’OGM.

Par ailleurs, certains producteurs ont fait le choix pour leurs animaux d’utiliser une alimentation ne contenant pas d’OGM. Néanmoins, comme il peut y avoir certaines matières premières très légèrement contaminées involontairement, toujours moins de 0.9 % d’OGM, ces producteurs n’ont pas le droit de communiquer sur l’absence d’OGM. Tout sera plus simple pour eux maintenant par l’application de l’étiquette : « Nourri sans OGM ».

Nouvelle mention « Nourri des OGM »

Maintenant les consommateurs ont les moyens de manger sans Omission sur le Génétiquement Modifié.

Après quatorze ans d’attente, les consommateurs vont enfin pouvoir identifier sans ambiguïté la viande, le poisson, les produits laitiers, les œufs et les autres aliments provenant d’animaux nourris sans OGM, grâce à l’étiquetage spécifique officialisé aujourd’hui au Journal Officiel (décret n°2012-128 du 30 janvier 2012)

Sondages après sondages, l’écrasante majorité des consommateurs français et européens refuse que les OGM s’introduisent dans nos assiettes et exige d’être informée sur leur présence dans les aliments. Or à ce jour, le législateur européen n’a que partiellement répondu à cette attente. En effet, s’il est obligatoire depuis 1997 d’indiquer la présence d’OGM dans les produits alimentaires, les fabricants ne sont en revanche pas tenus d’indiquer si les animaux fournissant la viande, les produits laitiers ou les œufs, ont eux-mêmes été nourris avec des OGM. Quant aux trop rares filières sans OGM, une réglementation française obsolète leur interdisait toute mention du type « sans OGM » sur les emballages.

Cette incohérence législative privait les consommateurs d’une information importante les empêchant d’exercer leur choix de manière éclairée et a permis aux industriels de multiplier la présence d’OGM au niveau de l’élevage. Ainsi, le fait que les consommateurs ne soient pas informés au moment de leur achat  explique pourquoi, sur la décennie passée, le soja OGM a pu progresser de manière exponentielle. Il représente désormais plus de 80 % du soja donné aux animaux d’élevage. L’impossibilité de communiquer auprès des consommateurs sur l’absence d’OGM, couplée à la place hégémonique du fourrage OGM, menaçaient donc fortement la pérennité de ces filières, avec comme conséquence à terme : la disparition pure et simple d’alternative non OGM pour les consommateurs.

Avec cette reconnaissance officielle, la mention « Nourri sans OGM« , est désormais utilisable par toutes les filières qui n’emploient pas d’OGM en alimentation animale. L’UFC-Que Choisir se félicite de la publication de ce décret à la rédaction duquel elle a activement contribué depuis plusieurs années, notamment au sein du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB). Profondément attachée à la fiabilité des allégations, elle est en mesure de garantir que le respect de ce cahier des charges assure toute la fiabilité requise par les consommateurs souhaitant une alimentation sans OGM.

Jackie Thouny
Conseillère en loisirs culinaires, Voiron (Isère) France

Principales sources

• Campagnes et Environnement : www.campagnesetenvironnement.htm-fr.com
• Que Choisir : www.quechoisir.org

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Commentaires (2)
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  • blog cardamome

    je prends bonne note et informe mes lecteurs avec lien vers vous
    merci pour cette info

  • otschapovski

    il est marqié les articles sans OGM mais avec il n’est rien signalé
    je souhaiterais me manifester pour la nourriture animale sans OGM
    tous les virus sont desormais communiqué aux hommes car nous avons les mêmes filières d’alimentation et notre ADN a été modifié nous sommes réceptifs aux mêmes virus que les animaux EX la grippe H1 N1 où la grippe mexicaine Mosento est bien installè au Mexique