liées aux forces de l’Esprit et du corps,
souvent associées dans l’histoire de l’ésotérisme.
Sur certains papyrus, on peut lire : « Pose ta main sur la douleur, et dis que la douleur s’en aille. » (Papyrus découvert par Ebers, extrait d’un traité de médecine pharaonique sous Aménophis 1er, 1700 av. J-C.)
La transmission d’énergie est connue depuis… la nuit des temps !
L’imposition des mains sur les corps souffrants se pratiquait en Égypte, puis chez les Esséniens, comme en témoignent les cérémonies sculptées sur les bas-reliefs. Mais également chez les Indiens Hopis, les thérapeutes Mayas, les arborigènes d’Australie, etc. Dans la Grèce antique, les Asclépiades pratiquaient l’imposition des mains, les frictions et le sommeil magnétique.
Au Moyen-Age, et jusqu’au 15è siècle, les « toucheurs » utilisaient les mêmes techniques magnétiques qu’aujourd’hui, alors que le mot magnétisme, à l’époque, n’était employé que pour désigner l’ensemble des propriétés des aimants. Un des plus célèbres toucheurs se nommait Valentin Greatrakes (1628-1688), un Irlandais capable de guérir en touchant l’endroit malade et dont les cures magnétiques furent autorisées par l’ensemble des médecins de son époque.
On a toujours observé dans le corps humain certaines propriétés qui ne sont pas sans analogie avec celles des aimants et leur champ magnétique. Vers le milieu de 15e siècle, cette tradition attribuant à l’homme le pouvoir d’exercer sur ses semblables des propriétés analogues à celles des aimants est étudiée.
La première trace de cette idée se retrouve dans les ouvrages de Paracelse. Après lui, dans les siècles suivants, certains savants comme Glocenius et Maxwell crurent reconnaître dans l’aimant les propriétés du principe universel qui expliquait tous les phénomènes de la nature.
Le siècle des lumières compte de nombreux chercheurs qui nous ont permis de connaître de nouvelles théories et concernant la recherche sur le magnétisme.
Précurseurs contemporains du magnétisme en Europe
S’appuyant sur les travaux de chercheurs du 17e siècle comme le Suisse Paracelse, le Belge Jan Baptiste van Helmont, l’Écossais William Maxwell ou l’Allemand Athanasius Kircher, et postulant l’existence d’un fluide universel, aussi influent que le magnétisme et, comme lui, impossible à saisir par les organes des sens, il conclue que chaque être humain possède plus ou moins de « magnétisme animal ».
De ce fait, l’humain est capable de guérir des personnes souffrantes de maux plus ou moins graves. D’où la croyance que c’est l’énergie propre du praticien qui rend la guérison possible : ce qui fut démontré par la suite comme étant une conclusion erronée.
Pour Mesmer, les maladies proviennent d’une mauvaise répartition du fluide à l’intérieur du corps : « J’ai en main une vérité essentielle au bonheur de l’humanité. » Peu de temps avant sa mort, il donne son accord pour un cours de mesmérisme à l’université de Berlin.
Puységur se distingue de Mesmer en déclarant n’être qu’un vecteur pour les malades qui seraient leurs propres médecins, là où Mesmer prétend soigner par une action exclusivement physiologique dont le magnétiseur serait la source. Il met également en doute le fait que la crise, dont Mesmer avait fait la manifestation par excellence du magnétisme, soit autre chose qu’un élément parasite.
Il eut le grand mérite de dévoiler la clairvoyance des somnambules qui étaient aptes, pendant le sommeil, à découvrir et à indiquer les remèdes qui pouvaient les guérir eux-mêmes ou les autres malades. Ils donnaient à distance les conseils les plus écoutés à propos de malades qu’ils n’avaient jamais vus.
Dans ce roman, de Villiers défend la thèse d’un magnétisme animal débarrassé de toute détermination physique : le fluide mesmérien ne subsiste que pour offrir un support matériel à l’imagination du patient.
La donnée psychique seule subsiste, tant dans l’examen des fonctions de l’âme du malade, que dans la relation que lui impose le soignant, par la double opération du transport et de l’ascendant.
Partisan de la théorie du magnétisme animal, il base sa méthode sur l’intention du magnétiseur, la fixation du regard et les passes magnétiques.
Dans son livre « Défense du magnétisme animal », il précise notamment : « Lorsqu’un malade désire que vous essayez de le guérir par le magnétisme, et que sa famille et son médecin n’y mettent aucune opposition ; lorsque vous vous sentez le désir de seconder ses vœux, et que vous êtes bien résolu de continuer le traitement autant qu’il sera nécessaire, fixez avec lui l’heure des séances… »
En 1812, il est arrêté par la police impériale comme adepte de Babeuf et, pendant quelques mois, incarcéré au château d’If (là est l’origine de la légende reprise par A. Dumas dans Le Comte de Monte-Cristo). Libéré, il retourne à Paris, où il ouvre, en 1813, un cabinet de magnétiseur.
Il rejette tout à la fois les théories de Mesmer, c’est-à-dire l’existence d’un fluide, et du Marquis de Puységur, c’est-à-dire l’action de la volonté de l’hypnotiste. Il affirme que le sommeil magnétique dépend non du magnétiseur mais du patient lui-même. Il ouvre ainsi une nouvelle voie à l’hypnose, qu’il appelle « sommeil lucide ».
Directeur du Journal du Magnétisme (1845-1861), il constitue et anime pendant près de soixante ans un important réseau de magnétiseurs, en France et à l’étranger. Formé auprès de Deleuze et Faria, il pratique en milieu hospitalier puis, après le rejet définitif du magnétisme par l’Académie de médecine en 1842, se rapproche des milieu occultistes, spirites, puis théosophiques.
Partisan dans sa jeunesse d’un magnétisme psychofluidiste, il évolue peu à peu vers une conception plus spiritualiste, où le magnétisme est assimilé à la force vitale de l’univers.
LaFontaine faisait des démonstrations publiques de magnétisme et de somnambulisme en Angleterre, et disait expressément que les phénomènes magnétiques pouvaient s’obtenir avec la volonté, sans la volonté, contre la volonté. Il devint un grand vulgarisateur du magnétisme.
C’est d’ailleurs après avoir assisté à une démonstration de Lafontaine à Manchester, le 13 novembre 1841, que le médecin écossais James Braid commença à s’intéresser au magnétisme animal qu’il renomma hypnose. Notons au passage que seuls les Etats-Unis et l’Angleterre furent intéressés par cette résurgence du magnétisme nommée hypnose.
Les détracteurs du magnétisme à l’œuvre
Si cette époque fut riche en expériences et découvertes des caractéristiques communes entre les propriétés du magnétisme et celles de lumière, du calorifique, de l’électricité et même du son, elle le fut aussi en batailles. Les opposants au magnétisme ont toujours cherché à ridiculiser cette réalité de soins ; dès 1784, de multiples commissions d’enquêtes ont cherché à savoir si l’existence du fluide magnétique comparable à celui que Messmer décrivait, existait. La première commission désignée conclut que le magnétisme animal correspondait surtout à l’imagination, que le fluide n’était d’aucune utilité et que les magnétiseurs se laissaient duper par leurs malades.
Cette conclusion sera par la suite objectée grâce aux guérisons obtenues par le Dr Liébault (créateur de la faculté de Médecine de Nancy en 1882), sur des bébés, des enfants n’ayant pas encore ni le discernement ni l’imagination développée. L’Académie de Médecine interdit quand même en 1784, aux médecins d’utiliser le magnétisme : « Aucun docteur ne se déclarera partisan du magnétisme animal, ni par ses écrits, ni par sa pratique, sous peine d’être rayé du tableau des docteurs » (Rappelons-nous comment et pour combien de temps, la faculté de Médecine empêcha l’utilisation du Quinquina pourtant très efficace contre les fièvres. Un rapport secret alla même plus loin, soulignant surtout une atteinte aux bonnes mœurs de l’époque, par les attouchements que les magnétiseurs exerçaient sur leurs patients et principalement sur les femmes.
Quant à l’Église, elle y vit l’œuvre du diable, surtout lorsque le magnétisme déclenchait le somnambulisme et la communication possible avec les esprits. Plusieurs médecins refusèrent cette interdiction et furent exclus. Le Dr Varnier rédigea en défense un mémoire appuyé par dix-sept avocats, blâmant cette exigence de la faculté, de réfuter le magnétisme. M. de Jussieu fit un acte de résistance et refusa en tant que membre de la commission de signer la conclusion du rapport. Malgré les oppositions, la pratique du magnétisme ne s’arrêta pas pour autant, elle fut dans toutes les conversations, les procès verbaux de guérisons seront publiés et des sociétés magnétiques se créeront partout en France. Dans son résumé de l’histoire de France, Félix Bodin écrira : « Les phénomènes de magnétisme ne peuvent plus être révoqués en doute que par ceux qui ne veulent pas se donner la peine de vérifier. Il est donc temps d’en déclarer l’existence. »
D’écrits en écoles, de mémoires publiés en cours publics, vers 1820 le magnétisme semble entrer dans une ère de recherche scientifique. Des expériences sont entreprises dans les hôpitaux parisiens, à l’Hôtel Dieu avec du Potet et à la Salpêtrière. Comme toujours, des commissions constatent et concluent. En juin 1831, l’Académie de Médecine convaincue, conclut ainsi son rapport : « L’Académie devrait encourager les recherches sur le magnétisme comme une branche très curieuse de psychologie et d’histoire naturelle. » Elle ne le fit jamais, alors même qu’à la fin du 19e siècle, les frères Durville vont continuer les recherches sur le magnétisme en France, au Portugal et en Italie.
Enseignement du magnétisme
A Paris, en 1893, une école de magnétisme voit le jour à l’issue d’un congrès magnétique international en 1889.
Après deux années d’exercices, les frères Durville et le célèbre Papus, docteur à la faculté de Paris, qui rêvent d’une école libre de médecine, demandent au gouvernement de classer l’école au rang des grands établissements de l’enseignement supérieur libre. Après enquête et contre-enquête, le ministère et l’Académie de Médecine donnent un avis favorable.
Malheureusement, cette école disparaît lors de la première guerre mondiale. En 1922, un décret du journal officiel institue le diplôme d’État d’infirmier-masseur délivré après deux années d’études. Le magnétisme n’est pas explicitement désigné dans cette énumération mais figure parmi les agents thérapeutiques admis par le 13e congrès de médecine légale.
Aujourd’hui le magnétisme en France, contrairement à d’autres pays européens, n’est toujours pas officiellement reconnu. Pourtant, des guérisons s’opèrent tous les jours par des magnétiseurs. Au regard du passé, au regard de tous ces travaux faits par des chercheurs sincères, consciencieux et reconnus, il serait non seulement malhonnête d’ignorer le phénomène magnétique mais aussi faire preuve d’obscurantisme en ne continuant pas les recherches. Des lois inhérentes au magnétisme ont été constatées et établies et cela depuis fort longtemps.
L’enseignement des Esprits
Le magnétisme a préparé les voies du Spiritisme, et les rapides progrès de cette dernière doctrine sont incontestablement dus à la vulgarisation des idées sur la première. Des phénomènes magnétiques, du somnambulisme et de l’extase aux manifestations spirites, il n’y a qu’un pas ; leur connexion est telle, qu’il est pour ainsi dire impossible de parler de l’un sans parler de l’autre. Si nous devions rester en dehors de la science magnétique, notre cadre serait incomplet, et l’on pourrait nous comparer à un professeur de physique qui s’abstiendrait de parler de la lumière.
Avec l’enseignement des Esprits en ce domaine comme en d’autres, les connaissances sont élargies et deviennent un formidable terrain de recherche au profit de la santé de tous. Vouloir soulager, guérir, ne peut se réaliser si l’on ne tient pas compte des trois vecteurs génétiques : physique, périspritale et spirituelle. Chacun d’entre nous est un être pensant, agissant et aimant au sein de son corps physique.
Notre esprit, issu d’une force causale que l’on peut nommer Dieu, véhicule provisoirement sa conscience dans un corps physique. Donc atteindre les chairs en ne considérant que la chair, c’est atteindre l’effet en oubliant la cause. Atteindre l’esprit, c’est atteindre la possibilité d’équilibre de notre existence.
Pour guérir, il faut atteindre l’esprit et admettre que tout individu a une dimension spirituelle. Le périsprit, du grec péri c’est à dire autour, est appelé Ka en Égypte, souffle de vie ou pneuma dans l’ancien testament et corps spirituels dans les Évangiles ou corps subtils, constitue le véhicule essentiel de l’Esprit.
Ce périsprit est un peu comme le système nerveux de notre organisme, il diffuse une énergie qui permet la conception et l’organisation du corps physique et il enregistre tous les évènements de cette vie comme des précédentes. La maladie est le résultat d’un déséquilibre, d’un manque d’harmonie entre ces trois composantes, corps, esprit et périsprit ; en fait un déséquilibre énergétique.
Notre corps vibre selon l’état de notre pensée et peut se désorganiser pour de multiples raisons : par des causes extérieures, environnementales, que nous subissons comme la précarité, l’isolement, la pollution mais aussi et surtout par des causes internes ou externes d’ordre psychologique, mal-être, soucis, stress.
L’ensemble de nos maux physiques reste déterminé pour la plupart au sein même de notre psychisme. Un psychisme qui répond à la fois à l’esprit et à la fusion établie entre l’Esprit et le périsprit, se répercute sur le physique par ses angoisses, ses ambivalences affectives, par le stress et les émotions.
Le comte Albert de Rochas, (1837-1914) polytechnicien, lieutenant colonel de l’armée territoriale qui a étudié le magnétisme et l’hypnose, était convaincu de la réalité de ce double appelé périsprit : « La théorie du corps astral ou corps fluidique a été admise par les sages de l’Antiquité et nous y sommes ramenés par la méthode expérimentale. Cette hypothèse permet de comprendre la plupart des phénomènes de magnétisme et du spiritisme. »
Le magnétisme est une science véritable
Le magnétiseur est un être qui « reçoit », qui « canalise » l’Énergie Vitale Universelle ou Énergie divine et qui la transmet à ceux qui viennent solliciter son aide. Et cela, bien entendu, avec tout l’amour de l’autre dont est capable le praticien-canal.
Tout le monde n’a pas forcément développé cette faculté de transmettre l’énergie, ce fluide, à l’autre. Nous ne parlerons pas ici de « don », mais d’épreuve choisie avant de nous réincarner. En fait cette action de transmettre l’Énergie divine, est une forme de médiumnité, qu’elle soit réalisée consciemment ou non.
Le magnétiseur qui qui transmet l’Énergie divine intuitivement et avec beaucoup d’amour pour son patient, va lui permettre de Se guérir, grâce à l’Énergie transmise, qu’il n’aura pas polluée par des pensées mercantiles ou autres. Ceci, par l’imposition des mains en effectuant une série de « passes magnétiques » ou autres gestes, par le souffle, par le regard, par la voix… L’énergie qu’il aura transmise atteindra l’esprit de son patient et celui-ci l’utilisera pour « réparer » les dysfonctionnements du corps physique ayant généré la maladie ou le handicap.
Le magnétiseur spirite diffère du magnétiseur intuitif, du fait qu’il est conscient qu’il n’agit pas seul pour aider son patient, mais avec l’aide de guides, d’Esprit supérieurs, qui viennent collaborer avec lui pour le soutenir, dans son action d’aide envers son patient et la renforce.
La transmission d’énergie ou magnétisme, qu’il pratique s’appuie sur les informations et les conseils données par les Esprits. Ils insistent sur la pensée d’Amour qui doit accompagner le geste soignant transmettant l’Énergie ou onde de guérison. Cette pensée qui accompagne l’acte thérapeutique est un véritable fluide de très haut niveau vibratoire.
La vertu principale de l’Énergie divine transmise est d’apporter à l’Esprit du patient tout la vitalité nécessaire pour redonner vie aux cellules malades, en dysfonctionnement. C’est pourquoi, une bonne séance de magnétisme, ou transmission d’énergie, en conscience ne se résume pas à un simple geste « mécanique », mais a un geste d’amour envers l’Autre. Magnétiser ne signifie pas faire n’importe quoi, car c’est un geste sacré.
Le magnétiseur spirite reçoit des instructions précises pour chaque patient, pour chaque dysfonctionnement générant maladie ou traumas. En toute humilité, il utilise ces instructions pour aider au mieux son patient. Il est parfaitement conscient qui ce n’est pas lui qui « guérit » son patient, mais qu’avec l’aide de son guide, d’un « médecin du ciel » – peut importe le vocabulaire – il va accompagner son patient sur le chemin de Sa guérison. Car une seule personne peut guérir ou… Se guérir : NOUS-MÊME !
Même si son action à pour résultat de rééquilibrer des centres énergétiques, de réactiver des circuits énergétiques ou colmater des fuites énergétiques… l’essentiel du travail est réalisé par les guides invisibles ou Esprits, qui l’accompagnent tout au long des séances.
Cependant, le rôle des praticiens, magnétiseurs, thérapeute, est loin d’être anodin, de n’être qu’un instrument utilisé par des êtres invisibles. Car le praticien qui communique sans aucunes difficultés avec son consultant agit énergétiquement parlant aux corps subtils de celui qui le consulte, dans une relation de cœur à cœur ou d’âme à âme, mais aussi l’amène à prendre conscience que c’est grâce à un travail personnel, en profondeur, qu’il parviendra progressivement à se prendre totalement en charge. Le magnétiseur spirite a cette faculté extraordinaire – qu’il a développé et continue de développer – d’être informé par le monde des Esprits, avec qui il est en communication.
Toutes les vérités ont eu dès leur naissance des partisans et des opposants mais jamais les opposants n’ont réussi à arrêter leur marche, ils l’ont juste retardée. L’être humain ne se réduit pas à un agglomérat cellulaire. La médecine doit pouvoir sortir des définitions dites savantes qui s’arrêtent au niveau de la cellule sans savoir que l’être humain est un être bio-énergétique multidimensionnel et avant tout un être spirituel.
Souhaitons que demain, la rencontre entre ces deux médecines se fasse au bénéfice de la santé de tous, car nous avons le même but : soulager et aider à guérir.
En tant que spirites, nous nous efforcerons d’ôter toutes les barrières que le mental de certains peut placer entre le patient et Sa guérison, et qu’enfin toutes les lois de la nature soient reconnues, comprises et appliquées, que ce soit les lois telluriques, énergétiques, fluidiques, magnétiques et spirituelles.
Article complémentaire : Magnétiseur, énergéticien ou thérapeute