La respiration : de la philosophie à l’holotropie

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Date / Heure
Date(s) - 08/10/2020
20 h 30 - 22 h 00



Conférence sur l’internet

de Patrick Sorrel

jeudi 8 octobre 2020 à 14h30 (h. du Québec) et à 20h30 (h. de Paris)

La mode de la respiration… en voilà, une étrange idée !

Philosopher sur la respiration ?

Respirer est à la mode.
respirationEn voilà, une étrange idée ! D’abord parce qu’avant d’être une mode, respirer est un besoin vital. Et  contrairement aux dauphins, chez qui la respiration est un acte infiniment répété de la volonté (puisqu’il n’y a chez eux ni automatisme ni réflexe respiratoire…), la respiration humaine est un acte le plus souvent semi-conscient, voire inconscient. Et ça marche ! Sinon nous ne serions plus là pour dire le contraire…

Pourquoi alors vouloir respirer plus, mieux, plus profondément ? Est-ce encore un fantasme de l’hybris humain, cet orgueil qui n’accepte sa nature que si elle peut se définir comme dépassement de la nature ? Mais comment expliquer, dans ce cas, que les sages de toutes les religions et spiritualités aient fait de la respiration l’accès privilégié à ce que John Lilly a appelé « l’oeil du cyclone » ?

Inspirer, expirer : des mots lourds de sens …

Pour comprendre le rôle central que tient la respiration dans toute philosophie, toute tentative d’accéder à la sagesse la plus profonde, il faut peut-être commencer par un peu de mathématique ondulatoire. La sinusoïdale.

respirationiInspirer, expirer. Ces simples mots sont lourds de sens, au sens de signification, sensation, et direction. Retrouver le mouvement de la respiration, comprendre sa direction, en tirer son enseignement, se laisser aller à accueillir son rythme enfin : telle sera la 1ère partie de la conférence.

Accepter de se nourrir, de se laisser inspirer, de prendre sa place et de recevoir ce qui est donné sans contrepartie.
Inspirer. Tout un travail avec le Père, celui qui nous guide !
Et puis accepter de se laisser traverser et de rendre, de donner à son tour, de lâcher, d’abandonner. Accepter de déposer à terre ce qui n’est plus utile, aujourd’hui.
Expirer. Tout un travail avec la Mère, celle qui nous porte !

A chacun son rythme ?

Dans le travail de la respiration, il est souvent question de rythme. Que ce soit dans les exercices de Pranayama (Khapalbhati par exemple), dans la méditation dynamique d’Osho, ou dans le souffle continu du Rebirth, la respiration joue à modifier son propre rythme, l’accélérer, le ralentir, ou encore le distordre sans cesse. Quelle place joue le rythme, dans notre respiration ? Ancrage sécurisant, routine sclérosante ? Faut-il faire du rythme un leitmotiv ou un repoussoir ?

En observant les rythmes respiratoires des êtres vivants qui nous entourent, des plantes, des pierres, de la Terre elle-même, nous tenterons de saisir l’étrange paradoxe du rythme respiratoire, entre éternel retour et spirale créatrice (pour le meilleur et pour le pire).

La respiration holotropique

respirationEnfin, après avoir joué avec le rythme, nous irons faire un tour du côté de l’intensité, de la profondeur et de l’amplitude de la respiration. L’humain utilise en moyenne 15 % de sa capacité pulmonaire, à chaque respiration. 75 % au mieux, contre 90 % chez les dauphins, pour comparaison. Or, dès que nous commençons à gagner en amplitude, à nous hyperventiler, les réactions corporelles, émotionnelles et spirituelles ne se font pas attendre. Toutes nos cellules font la fête (pour le meilleur et, parfois, moins…). Que se produirait-il si l’humanité respirait plus pleinement, plus profondément ?

La respiration holotropique, inventée par le psychiatre tchèque Stanislav Grof, dans les années 70, pour continuer les études qu’il avait menées à l’aide du LSD, peut nous apporter sur ce point de nombreux éclairages. Je pratique et accompagne ce processus depuis quelques années déjà, et je n’en finis pas d’être étonné par ce que peut créer une simple augmentation de l’amplitude respiratoire, combinée à un rythme musical chamanique.

En grec, « holo-tropos » veut dire : en tout lieu. C’est de respiration profonde, créatrice, cosmogonique (c’est-à-dire créatrice de monde), qu’il sera question dans la dernière partie de cette conférence. Utiliser la respiration pour fouiller notre propre monde intérieur, et s’apercevoir qu’à  la limite inférieure de son inconscient, ce sont peut-être les limites ultimes du monde extérieur que nous retrouvons : ce sera l’énigme philosophique de la fin de cet exposé.

Patrick Sorrel

Après 15 années d’enseignement de la philosophie dans de multiples établissements scolaires, j’ai décidé de mettre cette belle discipline au service du soin à la personne. Mes études de philosophie (master, agrégation) m’avaient donné le goût de la recherche mais je n’avais pas trouvé de réponse me convenant tout à fait dans mes nombreuses lectures. J’étais passionné par les méandres de la conscience, animale autant qu’humaine.

Patrick SorrelJ’ai commencé à m’intéresser aux expériences paroxystiques (encore appelées « état élargi de conscience »), et notamment aux expériences de mort imminente. Je me suis rapproché de l’association IANDS-France qui étudie scientifiquement les EMI, et ai fait partie du comité scientifique pendant quelques années. C’est à cette période que j’ai eu mes principaux enseignements, de la bouche même des expérienceurs. Un premier livre, puis quatre autres, sur l’expérience de la liberté intérieure, sont nés de cette longue recherche.

Enfin, frustré du rapport peu humain que produit l’éducation nationale, je me suis rapproché d’associations tentant de construire un autre modèle éducatif. J’ai intégré l’équipe de l’Atelier des Possibles et suis devenu facilitateur et directeur de cette belle école démocratique en 2017. Une école où chacun est libre d’apprendre selon son rythme et ses aspirations, et de participer à l’élaboration des règles de vie communes.

Aujourd’hui, en tant que philothérapeute, j’utilise tous ces apprentissages pour proposer un accompagnement personnalisé, soit en individuel, soit en groupe.
Chacune de mes pratiques s’inscrit dans le corps au moins autant que dans le mental. Nous n’apprenons réellement que par le corps, et c’est en lui que nous devons vivre nos émotions, les com-prendre et les habiter. J’ai donc développé un panel d’outils psycho-corporels pour invoquer ce thérapeute intérieur et accueillir l’aide qu’il nous propose.

Respiration profonde (inspirée de Stanislav Grof), mouvement authentique inspiré de la danse biodynamique et de la danse Sama, chant spontané, libération par le cri, expérience du jeûne ou de la cécité volontaire : autant de manières de dialoguer avec notre corps-propre pour mieux l’habiter.
La bienveillance est au cœur de ma pratique relationnelle. Il s’agit d’un partenariat, dans lequel chacun apprend de l’autre. Je me définis plus comme un catalyseur que comme un enseignant.

Patrick Sorrel
Philothérapeute et praticien en respiration profonde - Grenoble (Isère) France
Facilitateur d'apprentissage et enseignant en philosophie
Tél.: 06 10 99 89 34
Conférence accessible en trois clics
Conférence en accès libre
Pour obtenir le lien d’accès à la salle virtuelle où se déroulera la conférence, il n’est pas nécessaire d’être déjà « Membre Energie-Santé », mais simplement de s’inscrire. Par contre, l’enregistrement de la conférence ne sera accessible qu’aux « Membre Energie-Santé » dont le compte est actif, pour visionnements en différé, sans limitation.
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